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Actions menées dans le cadre du plan 2002-2005 | Maladies associées intervenant dans l’évolution et la prise en charge des hépatites virales (hors plan). | Bilan financier | Evaluation des actions 2002-2005 | En résumé

Les actions menées de 2002 à 2005, en synergie avec les campagnes nationales, ont essentiellement porté sur l’information dont la diffusion sous forme de bulletin a touché tous les professionnels de santé de la région. L’ensemble des domaines évoqués dans le plan national 2000-02002 a été abordé.
Le faible taux de réponse à l’enquête de satisfaction portant sur ce bulletin peut avoir plusieurs interprétations. Une des plus probables est qu’une faible proportion de médecins généralistes se sent impliqué dans la prise en charge des hépatites virales du fait du recrutement de leurs patients. L’évolution épidémiologique des hépatites risque d’accentuer ce phénomène, avec une concentration des hépatites chez les médecins ayant parmi leurs patients une proportion importante d’usagers de drogues, de personnes en situation précaire ou de migrants. Pour le dépistage, le rôle du CDAG est majeur pour ces populations.
 
L’information du grand public pour l’inciter au dépistage s’améliore puisque le pourcentage de patients asymptomatiques dépistés dans le cadre de bilans systématiques augmente. L’enquête menée au CGO d’Amiens montre que des obstacles s’opposent au dépistage, qui est refusé dans environ un quart des cas, qu’il y ait ou non facteur de risque d’exposition à l’infection. Pour l’hépatite C, l’intérêt du dépistage peut être méconnu en raison d’une mauvaise connaissance des possibilités thérapeutiques. La crainte des conséquences sociales et professionnelles d’un dépistage positif joue certainement également un rôle, en particulier chez les sujets jeunes.
 
Les chiffres disponibles pour la prise en charge des hépatites virales concernent essentiellement le secteur public. Il serait souhaitable de disposer de données concernant le secteur libéral.
Les données dont nous disposons montrent globalement
·                un raccourcissement du délai de prise en charge qui traduit probablement une meilleure information des médecins généralistes sur les possibilités thérapeutiques
·                une augmentation importante du nombre de patients atteints d’hépatite B pris en charge annuellement au CHU. Cette tendance résulte sans doute en partie de l’élargissement de l’activité des réseaux hépatites à l’hépatite B en 2000, et de l’information sur ce sujet qui en a découlé
·                une tendance à la diminution du nombre de patients atteints d’hépatite C pris en charge annuellement, moins sensible en Picardie qu’au niveau national. La variation minime de prévalence entre 1994 et 2004 est insuffisante pour en être la cause. Deux raisons peuvent l’expliquer :
o                         Les tests de dépistage n’étant apparu que fin 1989, il y a eu initialement un phénomène de rattrapage, touchant le dépistage et la prise en charge, qui s’épuise actuellement
o                         Les cas non dépistés concernent probablement en grande partie des populations peu en contact avec le système de soins, usagers de drogues en particulier
·                L’importance des consultations infirmières permettant de raccourcir les délais de prise en charge et d’assurer, conjointement avec le soutien psychologique, l’éduction thérapeutique et la gestion des effets indésirables des traitements


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