Les infections par les virus de l’hépatite B (VHB) et C (VHC) sont fréquentes chez les usagers de drogues (40 à 60% en France pour le VHC). Le nombre de nouveaux cas d’hépatite C par an est estimé à 5000, dont 70% liés à l’usage de drogue. Pour le VHB, transmission sexuelle et usage de drogue expliquent la majorité des nouvelles contaminations, avec un pic d’incidence entre 15 et 25 ans.
Le risque de ces infections est double :
¨ Hépatite grave chez le sujet infecté
¨ Transmission parentérale de ces virus, mais, pour le VHB, également sexuelle.
La prescription d’un traitement de substitution est souvent le seul contact avec le système de soin pour l’usager de drogue, et donc la seule occasion de dépister une infection par les virus des hépatites.
Il faut penser à rechercher les virus de l’hépatite B et C devant des signes d’hépatites aiguë ou chronique, mais également en l’absence de tout signe clinique (ictère) ou biologique (augmentation de l’activité de l’ALAT), les infections virales étant souvent totalement asymptomatiques
Compte tenu du contexte, une infection par les VHB et VHC sont à rechercher en priorité