Les actions détaillées ci-dessous ont été entreprises par le RHP dans le cadre du plan 2002-2005, concernant les hépatites chroniques B et C www.sante.gouv.fr/htm/actu/hepatites/actualisation.htm Les objectifs principaux de ce plan étaient : · Réduire la transmission des virus de l’hépatite C (VHC) et B (VHB) · Dépister les personnes atteintes · Renforcer le dispositif de soin et l’aspect aux traitements · Renforcer la recherche clinique · Renforcer la surveillance et l’évaluation
Réduction des risques de transmission |
|  | Réduire le risque lors de soins
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| Réduire le risque nosocomial | - Traitement des déchets de soins
· Information consacrée à l’élimination des déchets de soins lors de la réunion du RHP d’automne 2002, publiée dans le bulletin n°10 et accessible sur Hépato-site ) · Enquête sur le traitement des déchets de soinet le respect des pratiques d’hygiène universelle En octobre 2004 un questionnaire a été proposé pendant une semaine aux patients atteints d’hépatite C suivis dans la région. (Annexe 1) Cette enquête qui mériterait d’être refaite sur un effectif plus important montre cependant en première approche des déficiences importantes -le port de gant est loin d’être systématique -le soin de l’élimination du matériel utilisé par le soignant est souvent laissé au patient -l’utilisation de containers sécurisés n’est pas systématique -l’élimination des ces containers est globalement correcte, mais sans traçabilité. L’action d’amélioration mise en place à la suite de cette enquête est décrite dans le paragraphe ci-après. Elle devra être complétée par une nouvelle information auprès des soignants pour améliorer le respect des précautions d’hygiène. · Mise au point d’un circuit de traitement des déchets de soins avec traçabilité pour les patients en auto-injection Ce système est disponible pour tous les médecins en faisant la demande (voir annexe 2).Il a été mis en place en Décembre 2004. Son évaluation est prévue par la mesure du taux d’utilisation et de retour des containers chez l’ensemble des patients dont le traitement a été débuté au CHU d’Amiens en 2005. Compte tenu de la durée des traitements les chiffres seront disponibles fin 2006. - Protéger les personnels de santé et prévenir la transmission des hépatites des soignants aux soignés
Une séance d’information sur la prévention de la transmission virale par AES a eu lieu en 1999 (bulletin 4, hepato-site).Elle a été renouvelée en Octobre 2005. (Bulletin n° 16,hepato-site). Les mesures à prendre vis à vis des membres du personnel soignant porteur de l’Ag HBs ont été exposées lors de la réunion du RHP de mars 2005 (bulletin 15, hepato-site)
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Prévenir la transmission lors d’actes de modification corporelle (perçage, tatouage, dermographie)
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Le RHP a participé aux réunions organisées par la DRASS en novembre 2001 dans les trois départements de Picardie ayant abordé ce thème (voir rapport d’activité 2000-2002) Réduire le risque de transmission dans les populations exposées
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- Usagers de drogue
Le dépistage des hépatites virales est effectué par les structures de prise en charge des usagers de drogue dans la région Une information sur la prise en charge de l’hépatite C chez l’usager de drogues a eu lieu au cours de la réunion du RHP d’avril 2003 (bulletin n° 11, hepato-site) Une plaquette d’information a été rédigée à la demande de l’URCAM, qui l’a réalisée et diffusée à l’intention des médecins généralistes prescripteurs de traitements de substitution pour les inciter à intensifier le dépistage du VHC et du VHB chez les usagers de drogue. Cette plaquette est présentée sur Hepato-site et a été publiée dans le bulletin n°12 (voir annexe 3). - Détenus
Un dépistage des infections par le VHB et le VHC et le VIH est proposé systématiquement aux détenus lors de leur visite médicale d’entrée à la maison d’arrêt d’Amiens, et effectué par le CDAG qui réalise également l’information sur les mesures préventives auprès de tous les détenus vus pour dépistage. La vaccination contre le VHB est proposée aux personnes non protégées. La prise en charge de patients porteurs d’infections virales est assurée par des consultations avancées à l’UCSA. - Migrants
Une réunion d’information autour de l’hépatite et du SIDA à laquelle étaient conviés les représentants de l’ensemble des structures impliquées dans l’aide aux migrants a eu lieu le 27 mai 2004. Elle était organisée par le Scoda, la PASS du CHU d’Amiens, le RHP, avec le concours du CDAG et du CODES. Son but était de sensibiliser les différents acteurs, soignants ou non, aux problèmes des infections virales afin de faciliter le dépistage des infections virales et l’information sur les mesures préventives auprès des personnes migrantes. Une centaine de personnes a assisté à cette réunion. La rédaction d’une plaquette d’information simple, illustrée, traduite dans les langues les plus courantes dans la population concernée est à l’étude.
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Dépistage des personnes atteintes |
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· Information sur l’hépatite C, l’intérêt du dépistage et les situations dans lesquelles il doit être fait dans l’espace « grand public » d'hépato-site.com · Plaquette d’information sur le dépistage des hépatites chez l’usager de drogue : bulletin n° 12, (annexe 3)
· Proposition systématique de dépistage du VHC dans le service de gynécologie obstétrique du CHU d’Amiens Du 1er octobre 2002 au 31 septembre 2003 toute femme se présentant en Consultation, pré-anesthésique au Centre de Gynécologie-obstétrique du CHU d’Amiens recevait une information sur les facteurs de risque d’infection par le VHC, un questionnaire recherchant ces facteurs de risque, et une proposition de dépistage. Le nombre de réponses à ce questionnaire a été de 1884. Les résultats de cette enquête sont présentés en annexe 4. · Le taux de refus est de l’ordre de 25%, peu influencé par l’existence d’un facteur de risque de contamination par le VHC. · Il est de 31,4% chez les femmes déclarant des antécédents transfusionnels · Un dépistage du VHC n’avait été fait que chez 16,1% des personnes déclarant un facteur de risque, et dans 11,4% des cas si cet antécédent était une transfusion.
Amélioration du dispositif de soins, de l’accès au traitement et de la prise en charge globale |
|  | Favoriser la participation des gastroentérologues libéraux et des généralistes à la prise en charge des patients
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| Diffusion des recommandations pour la pratique clinique | - Diffusion des recommandations de la conférence de consensus 2002 sur le traitement de l’hépatite C
Réunion du RHP d’avril 2002, bulletin n°9 - Hépatite C aiguë. Réunion du RHP avril 2004. Bulletin n°13,
Un article sur ce sujet a été publié par l’auteur de l’exposé (E Nguyen Khac, service d’hépato-gastroentérologie, CHU Amiens) dans la revue nationale française d’hépato-gastroentérologie : Nguyen-Khac E. L’hépatite C aiguë en 2005. Gastroenterol Clin Biol 2005 ; 29 : 1149-1156 - Le médecin généraliste face à un patient récemment dépisté positif pour le VHC ou le VHB. Réunion du RHP octobre 2004, bulletin n° 14,
- Hépatite B : aspects pratiques actuels, synthèse des recommandations de l’ANAES. Réunion du RHP d’octobre 2002, bulletin n° 10
- L’hépatite B en 2005 en France : aspects pratiques. Pr P. Marcellin du 2/11/05. hepato-site
- La biopsie hépatique : Réunion du RHP avril 2002, Bulletin n° 9
-Indications, déroulement, risques, information du patient. - Interprétation
- La biopsie hépatique pour maladie parenchymateuse diffuse a-t-elle un futur ? Réunion du RHP octobre 2005, Bulletin n° 15, - Les méthodes non invasives d’évaluation de la fibrose hépatique.
Réunion du RHP avril 2003, bulletin n° 11 Réunion du RHP octobre 2003, bulletin n°12,
Le diagnostic non invasif de la fibrose par l’élastométrie impulsionnelle ultrasonore. Réunion du RHP d’octobre 2005, bulletin n° 16.
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| Actualisation des recommandations thérapeutiques | - Information sur les conditions de prescription et de délivrance des traitements : Le traitement actuel de l’hépatite C : prescription et surveillance. Réunion du RHP de septembre 2002, bulletin n° 10
- Rédaction à la demande de l’Urcam de Picardie d’une plaquette d’information destinée aux médecins généralistes prescripteurs d’interféron. Cette plaquette a été réalisée par l’URCAM et diffusée aux médecins généralistes ayant récemment prescrit de l’interféron. Des exemplaires sur support papiers ont été mis à disposition des hépato-gastroentérologues, internistes, ou infectiologues initiateurs des traitements des hépatites virales chroniques pour communication aux médecins généralistes des patients. www.picardie.assurance-maladie.fr/uploads/media/hepatite_C_01.pdf
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Renforcer la prise en charge notamment psychologique et prise en charge de la qualité de vie
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- L’attribution d’un poste de psychologue à mi-temps a permis la mise en place au CHU d’Amiens d’une évaluation psychologique systématique avant traitement et d’une surveillance en cours de traitement.
Un groupe de parole se réunit une fois par mois et permet des échanges entre patients. Les effets bénéfiques de cette prise en charge sont soulignés par les patients dont certains ont tenu à communiquer leur témoignage. (Hépato-site, espace grand public)
- Information des soignants : Vie quotidienne du patient infecté par le virus de l’hépatite C.
RHP avril 2001, Bulletin n° 7
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Améliorer l’observance du traitement, l’éducation thérapeutique
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Un poste d’IDE attribué à la prise en charge de l’hépatite C permet l’éducation du patient : Information générale sur les hépatites, les mesures de prévention visant à éviter les transmissions virales, la gestion des facteurs de risque associés (alcool, surpoids…), et réponse aux questions pratiques concernant la vie quotidienne Pour les patients traités, éducation à l’auto-injection, au traitement des déchets de soin, à la gestion des effets indésirables Cette éducation du patient est faite à l’occasion de consultations infirmières et par contact téléphonique Mieux repérer les effets indésirables
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Effets indésirables des traitements de l’hépatite C : réunion du RHP d’octobre 2004, bulletin n° 14 Effets cutanés Effets ophtalmologiques Favoriser l’accès au soin
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- Consultations infirmières Ces consultations, préalables à la consultation médicale, ont été mises en place au CHU d’Amiens. Elles permettent de réduire le délai de prise en charge lié à la surcharge des consultations médicales
Le patient communique les éléments de son dossier (résultats biologiques, courrier du généraliste….) Le bilan complémentaire à prévoir est programmé par le médecin au vu du dossier et le rendez vous de consultation médicale est fixé Le patient est vu rapidement par l’infirmière qui réalise le bilan complémentaire, dispense l’information générale sur la maladie, répond aux questions posées par le patient. Ce premier contact permet le plus souvent d’atténuer fortement l’angoisse suscitée par le diagnostic. Le compte rendu de ces entrevues est communiqué au médecin. Si problème particulier révélé au cours de l’entretien avec le patient ou par le bilan complémentaire justifie une prise en charge rapide une consultation médicale est programmée à bref délai. Dans le cas contraire, le bilan est poursuivi et le patient arrive à la consultation médicale avec un dossier complet. - DétenusConsultations spécialisées dans les Unités de Consultation avancée (UCSA).
Ces consultations existent dans les établissements pénitentiaires de la région avec des modalités adaptées aux conditions locales. A Amiens, une infirmière référente assure l’information des patients et la gestion du dossier entre les consultations médicales qui ont lieu tous les 15 jours.
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Améliorer la prise en charge des patients co-infectés VIH-VHC
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Améliorer l’accès des patients à la transplantation hépatique et à l’assistance médicale à la procréation
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Ces points sont hors du champ d’action du RHP, et relèvent d’une organisation nationale à laquelle les membres du réseau participent dans un autre cadre. Actions spécifiques à l’hépatite B
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- Vaccin anti VHB : modalités pratiques et rapport efficacité/effets secondaires : Réunion du RHP octobre 2004, bulletin n° 12
- Intervention sur FR3 régional (Dr A Braillon) à l’occasion de la sortie de l’étude de Hernan et coll en septembre 2004 relançant la polémique sur la relation entre vaccin contre l’hépatite B et sclérose en plaques.
- Vaccin contre l’hépatite B : La fin de la polémique ? Réunion du RHP avril 2005, bulletin n° 15
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Renforcer la recherche clinique |
|  | Depuis plusieurs années, le RHP participe à la recherche clinique dans différents domaines.
| en collaboration avec le laboratoire de virologie | - Castelain S, Descamps V, Thibault V, Francois C, Bonte D, Morel V, Izopet J, Capron D, Zawadzki P, Duverlie G. TaqMan amplification system with an internal positive control for HCV RNA quantitation. J Clin Virol. 2004 Nov;31(3):227-34.
- Castelain S, Khorsi H, Roussel J, Francois C, Jaillon O, Capron D, Penin F, Wychowski C, Meurs E, Duverlie G; Agence Nationale de Recherche sur le SIDA AC11 Group. Variability of the nonstructural 5A protein of hepatitis C virus type 3a isolates and relation to interferon sensitivity.. J Infect Dis. 2002 Mar 1;185(5):573-83.
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| essais thérapeutiques multicentriques | - de Ledinghen V, Trimoulet P, Winnock M, Foucher J, Bourliere M, Desmorat H, Canva V, Capron D, Levy S, Mion F, Mannant PR, Chene G, Fleury H, Couzigou P, Bernard PH; French Multicenter Study Group. Daily or three times a week interferon alfa-2b in combination with ribavirin or interferon alone for the treatment of patients with chronic hepatitis C. J Hepatol. 2002 May;36(5):672-80.
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Plusieurs travaux ont donné lieu à des publications dans le domaine de l’hépatologie générale, et des troubles du métabolisme du fer Joly JP, Capron D. Can liver needle biopsy be standardized? Gastroenterol Clin Biol. 2001;25(1):71-2 Cadet E, Perez AS, Capron D, Rochette J. Molecular basis in hereditary haemochromatosis] Rev Med Interne. 2005 May;26(5):393-402 Cadet E, Capron D, Gallet M, Omanga-Leke ML, Boutignon H, Julier C, Robson KJ, Rochette J. Reverse cascade screening of newborns for hereditary haemochromatosis: a model for other late onset diseases? J Med Genet. 2005 May;42(5):390-5. Cadet E, Gadenne M, Capron D, Rochette J. Advances in iron metabolism: a transition state. Rev Med Interne. 2005 Apr;26(4):315-24 Merryweather-Clarke AT, Cadet E, Bomford A, Capron D, Viprakasit V, Miller A, McHugh PJ, Chapman RW, Pointon JJ, Wimhurst VL, Livesey KJ, Tanphaichitr V, Rochette J, Robson KJ. Digenic inheritance of mutations in HAMP and HFE results in different types of haemochromatosis. Hum Mol Genet. 2003 Sep 1;12(17):2241-7 Cadet E, Capron D, Perez AS, Crepin SN, Arlot S, Ducroix JP, Dautreaux M, Fardellone P, Leflon P, Merryweather-Clarke AT, Livesey KJ, Pointon JJ, Rose P, Harcourt J, Emery J, Sueur JM, Feyt R, Robson KJ, Rochette J. A targeted approach significantly increases the identification rate of patients with undiagnosed haemochromatosis. J Intern Med. 2003 Feb;253(2):217-24. Rochette J, Capron D, Capron JP, Julier C. Screening for hereditary hemochromatosis. Am J Gastroenterol. 2000 May;95(5):1368-9
Centre de ressources biologiques
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Une sérothèque est alimentée depuis 1998 par le réseau Hépato-Picardie. Pour des raisons pratiques liées à l’acheminement des prélèvements elle est alimentée de façon quasi exclusive par le CHU d’Amiens. Une partie des prélèvements provient des laboratoire privés. Les patients sont informés et donnent leur consentement écrit avant les prélèvements. Le stockage est anonyme. Un fichier enregistré par la CNIL et géré par le service d’hépato-gastroentérologie permet de fournir les informations cliniques liées à chaque prélèvement. |
Renforcer la surveillance et l’évaluation |
|  | Participation du RHP aux enquêtes nationales menées sur -Les nouveaux patients atteints d’hépatite C vus dans les hôpitaux de Picardie -Les nouveaux cycles de traitement des hépatites C (actuellement interrompue) -Les hépatites C aiguës -Les hépatites D |
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