Historique | Les virus responsables | Risques liés aux hépatites | Epidémiologie | Moyens de lutte | En résumé
|  | La connaissance des modes de transmission du VHC et du VHB a permis de déterminer les situations à risque de contamination, les populations exposées, et de développer des mesures préventives.
| VHB | VHC | · Professionnels de santé · Nouveau-nés de mère porteuse de l’Antigène HBs · Sujets à partenaires sexuels multiples · Personnes en contact avec un sujet porteur du VHB · Usagers de drogue illicite · Personnes atteintes de coagulopathies · Insuffisants rénaux · Patients et personnel des structures accueillant des handicapés · Voyageurs pour une durée de plus de 6 mois en région endémique. Transfusés chroniquesanciens Sujets infectés par le VIH. Détenus | · Administration de fractions coagulantes dérivées du sang avant 1990 · Transfusion de culots globulaires, concentrés plaquettaires, plasma, greffe de tissus, cellules ou organes avant 1992 · Actes invasifs (endoscopies, cathétérismes vasculaires….) avant 1997 · Intervention chirurgicale lourde, séjours en réanimation, accouchement difficile, hémorragie digestive, soins en néonatologie avant 1992 Hémodialyse Usage de drogue par voie intraveineuse ou nasale Enfants nés de mère porteuse du VHC Détenus |
Limiter les risques d’exposition |
La recherche systématique du VHB, du VHC et du VIH chez les donneurs de sang a été mise en place au fur et à mesure de l’apparition et de l’amélioration en sensibilité et spécificité des techniques de dépistage. | Sujet traité dans hépato-site
|  |  |
Le risque viral transfusionnel en 2005. L'hémovigilance. Corinne LORRIAUX. Correspondant d’Hémovigilance, CHU Amiens Bulletin n° 16. novembre 2005
Risques transfusionnels et hémovigilance. Dr Sylvie Gross Bulletin n°2, novembre 1999
|
| Virus | Test | Date de mise en place | | VHB | Ag HBs | 01/12/1971 | | VIH 1 / VIH 2 | Ac VIH 1/2 | 01/08/1985 | | VHB - Virus non A non B | ALAT | 05/03/1988 | | VHB - Virus non A non B** | Ac anti-HBc | 01/10/1988 | | VHC | Ac anti-VHC | 01/03/1990 | | HTLV I / HTLV II | Ac anti HTLV I | 01/07/1991 | | VIH 1 | DGV* | 01/07/2001 | | VHC | DGV* | 01/07/2001
| * Diagnostic génomique viral ** En l’absence de diagnostic sérologique disponible à l'époque pour le virus non A non B (VHC ?) la présence d’anticorps anti -HBc, sans Ag HBs, marqueur d’une hépatite B ancienne a priori guérie, pouvait indirectement être considérée comme un risque d’exposition à une infection par le virus non A - non B en raison des modes de transmission en partie communs à ces 2 virus. Ces tests, associés aux méthodes d’inactivation virale des produits sanguins labiles ont abouti à une diminution progressive du risque viral transfusionnel, actuellement très faible. Risque résiduel VIH VHB VHC 1997 -1999 1 / 1,35 M 1 / 220 000 1 / 375 000 1999 - 2001 1 / 1,4 M 1 / 450 000 1 / 760 0 2001 - 2003 1 / 3,15 M 1 / 640 000 1 / 10M 2002 - 2004 1 / 3,9 M Env. 1 / 1 M 1 / 6M
Le risque nosocomial, avéré mais difficilement quantifiable, a fait l’objet de mesures efficaces. - Utilisation de matériel à usage unique - Recommandations pour la désinfection du matériel médical - Avis du Conseil Supérieur d’Hygiène de France sur la conduite à tenir vis-à-vis de soignants infectés par le VHB et le VHC Exposition professionnelle
|  |  |
Précautions d’hygiène universelle Utilisation de matériel sécurisé Usage de drogue, tatouage, piercing….
|  |  |
Les mesures préventives sont d’application et d’évaluation difficiles en l’absence fréquente de contact des populations exposées avec le système de soins. Elles reposent sur - l’information sur l’importance de l’utilisation de matériel personnel et à usage unique - l’accès aux distributeurs et récupérateurs de matériel d’injection le rôle majeur des structures de prise en charge de la toxicomanie La prévalence du VHC reste élevée chez les usagers de drogue, essentiellement liée aux échanges de matériel (Estimation de la séroprévalence du VIH et du VHC et profils des usagers de drogues en France, étude InVS-ANRS Coquelicot, 2004.Marie Jauffret-Roustide (m.jauffret@invs.sante.fr)1, Elisabeth Couturier1, Yann Le Strat1, Francis Barin2, Julien Emmanuelli1, Caroline Semaille1, Martine Quaglia3, Nicolas Razafindratsima3, Géraldine Vivier3, Lila Oudaya1, Cécile Lefevre3, Jean-Claude Desenclos1. 1 Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, 2 Centre national de référence du VIH, Tours, 3 Institut national d’études démographiques, Paris (www.invs.sante.fr/beh/2006/33/index.htm) |
Limiter les risques d’infection en cas d’exposition |
|  | Ces mesures sont spécifiques du VHB et reposent sur la vaccination et la séroprophylaxie dans certains cas. Le vaccin contre l’hépatite B a été mis au point en France en 1976 par Philippe Maupas, puis commercialisé en 1981.
Vaccination des populations exposées
|  |  |
En France, la vaccination contre le VHB, recommandée dès 1982, est obligatoire pour les professionnels de santé depuis 1991. Les nouveau-nés de mère porteuse de l’Antigène HBs doivent être protégés par vaccination et immunothérapie passive. L’exposition du nouveau né au risque d’infection par le VHB doit être dépisté par une recherche systématique de l’Ag HBs en fin de grossesse, obligatoire depuis 1992. Environ 20% des femmes enceintes échappent à ce dépistage, et la protection des nouveaux nés de mères porteuses de l’Ag HBs n’est pas exhaustive. La stratégie de vaccination des groupes à risque a été adoptée par la plupart des pays, et est toujours en place dans les pays du Nord de l’Europe. Cependant, il a été montré que cette stratégie, si elle reste utile à la protection individuelle des sujets exposés, est sans action sur l’incidence globale de l’hépatite B.
La vaccination des nourrissons est recommandée par l’OMS depuis 1992. Environ 150 pays adhèrent à ce programme, dont la France depuis 1994. La vaccination des pré-adolescents était prévue à titre de rattrapage jusqu’en 2006. En France, la couverture vaccinale des nourrissons ne dépasse pas 30%. |
|  |
Les hépatites virales chroniques réunissent les critères justifiant un dépistage : - Fréquence - Gravité potentielle - Phase de latence clinique - Tests de dépistage simples fiables et acceptables - Traitements efficaces La stratégie de dépistage actuellement recommandée est celle d’un dépistage ciblé sur l’existence de facteurs de risque (populations exposées).
L’amélioration progressive des traitements de l’hépatite C a permis d’augmenter le nombre de guérisons de 10% environ en 1992 à 60% à l’heure actuelle. Les traitements de l’hépatite B permettent d’obtenir une « inactivation » virale dans 30 à 50% des cas selon les molécules utilisées et le statut virologique des patients. |
|
© GIP de télémédecine de Picardie - Réseau Hépato-Picardie
|