ESPACE PROFESSIONNEL > Bulletins d'information > n°9, septembre 2002 > Conférence de consensus 2002. Traitement de l'hépatite C. Dr F Sévenet, Clinique du Mail, Amiens.


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Quels malades doit on traiter?

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Introduction | Quels malades doit on traiter? | Quels sont les examens les plus appropriés avant le traitement ? | Quel est le traitement optimal ? | Comment surveiller les malades traités ? | Comment suivre les malades non traités ? | Conclusion


Le traitement s’adresse aux malades adultes ayant une infection chronique par le VHC authentifiée par la présence de l’ARN viral dans le sérum.. L’indication de traitement est à discuter selon les caractéristiques de la maladie et du patient, et les facteurs associés


En fonction des caractéristiques de la maladie


On traitera :
  • les patients qui ont des scores de METAVIR F2 ou F3 (hépatite chronique modérée ou sévère).
  • les patients atteints de cirrhose (F4) en vue d’une réponse virologique prolongée mais aussi, pour limiter la progression de la fibrose, par un  traitement d’entretien (hors AMM) uniquement si l’on a une réponse biochimique significative au décours du traitement initial.
  • les rechuteurs et/ou les non répondeurs à l’ancienne monothérapie
  • les primo-infections.
On ne traitera pas
  • les cirrhoses décompensées,
  • les hépatites minimes  (F0 ou F1) et les patients ayant des transaminases normales. Le traitement peut néanmoins être discuté s’il existe des manifestations extra-hépatiquesdecryoglobulinémie, ou si on a une forte demande du patient et d’autant plus qu’il s’agit d’un génotype« favorable », c’est à dire 2 ou 3.


Selon les caractéristiques du patient


 Les enfants



la transmission mère-enfant est rare, et les hépatites chez les enfants sont le plus souvent bénignes. Si un enfant doit être traité, il doit l’être dans un centre très spécialisé.

 Les personnes âgées



l’âge n’est plus une contre-indication à la bithérapie. Il faut raisonner au cas par cas et faire la part des choses entre le bénéfice et le risque de l’éventuelle instauration d’un traitement.



Selon les facteurs associés


 L'alcool



On recommande une diminution significative ou voire mieux un arrêt de l’alcool environ 6 mois avant la mise en route du traitement.

 Les troubles psychiatriques



Ils constituaient des contre-indications habituelles au traitement. Il faut savoir que si l’état psychiatrique est stabilisé, si le patient est pris en charge de façon efficace par des équipes psychiatriques le traitement peut être bien sûr effectué. La prise d’un antidépresseur n’est pas une contre-indication au traitement.

 Les patients coinfectés par le VIH



Dans cette situation,  le point important est de déterminer  la priorité de mise en route des traitements. Faut-il traiter d’abord le VIH ou le VHC ? Des paramètres importants sont à souligner : le problème de l’interaction entre Ribavirine et analogues nucléosidiques anti VIH, de l’hépatotoxicité des thérapeutiques anti-VIH qui sont majorés par l’hépatopathie sous-jacente.

  • Chez les patients co-infectés, non immunodéprimés, sans indication immédiate de traitement anti-rétroviral, le traitement de l’hépatite C est indiqué en premier
  • Chez les patients coinfectés recevant un traitement anti-rétroviral, l’indication de traitement repose sur les mêmes bases histologiques que chez les patients infectés par le VHC seul
  • En cas d’immunodépression, le traitement anti-VHC n’a pas la priorité


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