ESPACE PROFESSIONNEL > Bulletins d'information > n°9, septembre 2002 > Conférence de consensus 2002. Traitement de l'hépatite C. Dr F Sévenet, Clinique du Mail, Amiens.


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Introduction | Quels malades doit on traiter? | Quels sont les examens les plus appropriés avant le traitement ? | Quel est le traitement optimal ? | Comment surveiller les malades traités ? | Comment suivre les malades non traités ? | Conclusion

La séro-prévalence des anticorps dirigés contre le virus de l’hépatite C (VHC) est de 1,1 à 1,2 % en France. Parmi les porteurs d’anticorps, 80% sont virémiques, soit à peu près 400.000 personnes.
On connaît bien certains groupes à risque dans lesquels la prévalence de l’infection par le VHC est élevée: 60% chez les usagers de drogues par voie intraveineuse dans certaines séries, 25% chez les détenus, 25% chez les patients infectés par le VIH
Il est assez difficile de cerner l’incidence annuelle des nouvelles infections, qui est estimée à environ 5000 nouvelles contaminations par an.
Les cas en rapport avec la toxicomanie sont en augmentation franche comparés aux cas post-transfusionnels .
Depuis la première conférence de consensus de 1997, les résultats des traitements ont nettement progressé, puisque le pourcentage de réponse virologique soutenue est passé de 10% environ avec l’interféron standard en monothérapie à 50% avec la bithérapie actuelle, et peut atteindre 80% dans des groupes favorables (femmes jeunes infectées par un virus de génotype 3 par exemple).
Classiquement, l’objectif global du traitement était d’empêcher l’évolution vers la cirrhose, par le biais de l’éradication virale. Actuellement, du fait de l’évolution des traitements et de la meilleure information des patients, on est amené à dissocier les cibles histologiques et virologiques. En dehors de l’indication classique visant l’éradication virale chez des patients ayant un risque d’évolution vers la cirrhose, on peut être amené à envisager un traitement de l’infection virale en soi, avec un but unique d’éradication virale, ou inversement un traitement d’entretien visant uniquement à limiter la progression de la fibrose, et donc le risque de cirrhose et de carcinome hépato-cellulaire.
Cinq questions ont été posées et discutées lors de la conférence de consensus consacrée au traitement de l’hépatite C de février 2002. Pour chacune de ces questions, le jury de la conférence a émis les recommandations suivantes.


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