Les infections nosocomiales soumises au régime de la loi du 04 mars 2002, sont les infections nosocomiales consécutives aux activités de prévention, de diagnostic ou de soins réalisées au plus tôt six mois avant la publication de la loi, c’est à dire avant le 05 septembre 2001, ainsi qu’aux instances en cours qui n’ont pas donné lieu à une décision irrévocable.
Pour les infections nosocomiales soumises au régime de la loi du 4 mars 2002, le professionnel de santé est responsable en cas d’infection nosocomiale, sauf s’il prouve une cause étrangère à cette infection. Si la responsabilité du professionnel ne peut pas être engagée, l’infection peut être réparée au titre de la solidarité nationale. C’est alors l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales qui va procéder à l’indemnisation après une expertise devant une commission régionale d’indemnisation. La condition de cette indemnisation par la solidarité nationale, si aucun établissement de santé ne peut être déclaré responsable, est que le dommage présente un certain degré de gravité. Ce degré de gravité va être fixé par un décret actuellement en cours d’élaboration.
En revanche, en ce qui concerne les infections nosocomiales contractées dans un cabinet de médecine libérale, la loi du 4 mars 2002 impose à la victime de prouver la faute du médecin pour avoir droit à une indemnisation.