L’hémochromatose génétique est liée à une augmentation de l’absorption intestinale du fer d’origine génétique. Elle aboutit à une accumulation de fer dans les organes, source de complications et de surmortalité. Elle peut être facilement traitée par saignées. Dans sa forme commune (Hfe1) elle est liée à une mutation sur le gène Hfe. Sa transmission est autosomale récessive
L’hémochromatose génétique dans sa forme classique (Hfe1) est de loin la cause la plus fréquente de surcharge en fer héréditaire. La mutation C282Y homozygote sur le gène HFE, qui définit la maladie, est présente en Europe chez 3 à 5 personnes sur 1000. L’hétérozygotie (présence de la mutation sur un seul chromosome), n’est pas associée à la maladie, mais les sujets qui en sont porteurs sont susceptibles de transmettre cette mutation, et le risque d’homozygotie, donc de maladie, est de ¼ chez les enfants nés de 2 parents hétérozygotes. La prévalence de l’hétérozygotie est de 10 à 15% en France. Bien qu’il existe une relation certaine entre l’homozygotie et la maladie, on ne trouvera des signes biologiques que chez une partie des sujets homozygotes. La pénétrance est donc incomplète.
Il existe d’autres surcharges en fer héréditaires beaucoup plus rares :
Autres mutations sur le gène Hfe, Hémochromatoses non Hfe, Atransferritinémie congénitale, Acéruloplasminémie congénitale