Introduction | Aspects pratiques | La polémique : existe-t-il des effets secondaires graves? | L'avenir | Conclusions | Points pratiques
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- deltoïde chez l’adulte - face antéro-latérale de la cuisse chez l’enfant
Le schéma recommandé comporte 3 injections : 1 injection initiale, puis 1 injection 1 mois et 6 mois plus tard. Il existe des schémas de vaccination rapide (par exemple une injection initiale, puis une 2 et 4 semaines plus tard). Ces schémas permettent d’obtenir dans 65% des cas un titre d’anticorps efficace après 2 mois. Après un rappel à 6 mois, la protection devient efficace dans 90% des cas. L’injection de rappel est, dans tous les cas, essentielle à l’efficacité du vaccin |
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| - Définition:
La réponse au vaccin est définie par un titre d’anticorps anti-HBs supérieur 10 mUI/ml. - Fréquence de la réponse Elle est de 90 à 95% chez l’individu sain, d’autant plus importante que le sujet est jeune.
- Durée de la réponse :La durée de la réponse, définie par le maintien du taux d’anticorps au dessus du seuil protecteur, est proportionnelle au taux d’anticorps atteint après la 3ème injection.
Avec un recul de 20 ans, on sait actuellement qu’1/3 des enfants vaccinés à la naissance n’a plus d’anticorps anti-HBs détectable à l’âge de 6 ans. Cependant, si la réponse initiale a été satisfaisante, même si les anticorps disparaissent, la protection persiste du fait de la mémoire immunitaire cellulaire. Depuis 1998 en France, les rappels ne sont plus nécessaires (seule exception : hémodialysés). En l’état actuel des connaissances, l’effet de la vaccination dure au moins 20 ans. L’utilité des rappels vers l’âge de 40-45 ans, pratiqués en Italie, est à étudier avec un recul suffisant.
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- Définition :
La non réponse est définie par un taux d’anticorps anti-HBs inférieur à 10 mUI/ml après deux schémas de vaccination correctement effectués. Il faut vérifier que le nombre et les dates d’injections sont corrects, et que le vaccin a été conservé dans de bonnes conditions, et non stocké au congélateur. - Les facteurs de non réponse
- âge supérieur à 40 ans, - sexe masculin (possiblement lié au poids) - poids (obésité) - tabagisme - Insuffisance cardiaque ou respiratoire chronique, - Hémodialyse - Transplantation d’organe, - Infection par le VIH, - Alcoolisme - Hépatites chroniques - Prématurité : rôle supposé mais non prouvé Chez les personnes présentant un risque de non réponse, une sérologie post-vaccinale de contrôle doit être proposée. Il existe vraisemblablement en outre une prédisposition génétique, la non réponse semblant liée à certains haplotypes HLA.
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|  | L’apparition d’anticorps à titre protecteur après vaccination dans 95% des cas environ est prouvée, mais il s’agit d’un critère purement biologique. L’efficacité clinique du vaccin, définie par l’absence de survenue d’hépatite B chez les sujets vaccinés est difficile à prouver en France, faute de recul et de systèmes fiables de recueil de données, comme l’ont souligné les experts de la conférence de consensus de septembre 2003 La vaccination systématique des enfants nés de mère porteuse d’antigène HBs à Taïwan, a fait diminuer l’infection par le VHB chez le nourrisson de 0,8% à 0,04 %. L’incidence des hépatites chez les enfants a diminué et l’incidence du cancer hépatocellulaire a baissé de 75%, depuis le début de la vaccination universelle chez les jeunes enfants. La fréquence de l’efficacité vaccinale est d’environ 100% chez les répondeurs sérologiques au vaccin. Chez le mauvais répondeur l’hépatite est possible, mais il a été montré qu’elle était infra-clinique et sans séquelle, traduisant donc une protection relative. Les anticorps anti-HBs disparaissent parfois après 10 ans mais, après injection de rappel, on observe dans la plupart des cas l’apparition rapide d’un taux élevé d’anticorps en faveur d’une mémoire immunologique. |
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La vaccination des nourrissons est recommandée par l’OMS depuis 1992. Environ 150 pays adhèrent à ce programme, dont la France depuis 1994.
La vaccination des pré-adolescents était prévue à titre de rattrapage jusqu’en 2006 Compte tenu de l’insuffisance actuelle de la couverture vaccinale chez le nourrisson, ce rattrapage mérite d’être poursuivi.
La stratégie de vaccination des groupes à risque a été adoptée par la plupart des pays, et est toujours en place dans les pays du Nord de l’Europe. Cependant, il a été clairement montré que cette stratégie, si elle reste indispensable pour la protection individuelle des sujets exposés, s’est révélée sans action sur l’incidence globale de l’hépatite B. Cette constatation constitue pour les partisans du vaccin un fort argument en faveur de la vaccination universelle. o Professionnels de santé :Vaccination obligatoire en France depuis 1992. o Nouveau-nés de mère porteuse de l’Antigène HBs La protection de l’enfant doit se faire si possible dans les 12 heures suivant la naissance par une vaccination associée à une immunothérapie passive. L’efficacité de cette protection dépend de la connaissance de la présence de l’antigène HBs chez la mère, et de son application systématique dans ce cas chez l’enfant. Une enquête menée à Limoges a montré que 20% des mères ne sont pas dépistées en France. Dans les pays où la pression sanitaire est plus forte comme le Danemark ou la Hollande, le même problème est constaté. De plus, quand les mères ont été dépistées, les enquêtes montrent qu’un enfant sur 5 échappe à la séro-prophylaxie. o Sujets à partenaires sexuels multiples L’activité sexuelle multiple (hétéro ou homosexuelle) est définie par un nombre de partenaires sexuels supérieur à 1 tous les six mois. o Personnes en contact avec un sujet porteur du VHB Il s’agit des personnes vivant au contact d’un porteur du VHB en famille ou en collectivité. La Conférence de Consensus de septembre 2003 étend cette définition à la scolarité. La découverte d’un antigène HBs chez un enfant à l’école est souvent vécue de façon dramatique et le risque d’exclusion peut avoir des conséquences graves. Il n’y a pas de solution clairement définie dans ce cas. Au Danemark, la solution proposée est la vaccination de l’ensemble de la classe Il est certain que ce genre de situation pourrait être totalement évité par la vaccination universelle des nourrissons. o Usagers de drogue illicite o Personnes atteintes de coagulopathies o Insuffisants rénaux : Chez ces patients, des rappels doivent être faits compte tenu du risque de mauvaise réponse. o Patients et personnel des structures accueillant des handicapés o Voyageurs pour une durée de plus de 6 mois en région endémique. o Transfusés chroniques. o Sujets infectés par le VIH. o Détenus |
Faut-il faire un dépistage pré-vaccinal ? |
|  | La vaccination d’un sujet déjà infecté par le virus de l’hépatite B est inutile et dangereuse, bien qu’elle n’ait aucun effet néfaste direct pour l’individu. Le danger vient du fait que le sujet vacciné va se considérer comme protégé contre la maladie, et dans l’impossibilité de la contracter ou de la transmettre. Il ne prendra donc aucune précaution particulière pour éviter la transmission. Compte tenu de la notion d’un antécédent de vaccination, le dépistage ne lui sera pas proposé. L’effet paradoxal de la vaccination dans cette situation est de créer deux risques : ¨ l’un pour le sujet, chez lequel une maladie potentiellement grave et méconnue continuera à évoluer. ¨ l’autre pour son entourage, faussement rassuré quant au risque de transmission. Chez les sujets appartenant à des groupes à risque élevé et persistant, la recherche d’une exposition antérieure au VHB doit être faite avant vaccination (Antigène HBs, anticorps anti-HBs et anti-HBc) ¨ Si l’antigène HBs est présent, le sujet est porteur du virus et doit être pris en charge. la vaccination est inutile ¨ Si les anticorps anti-HBs et anti-HBc sont présents, sans antigène HBs, il y a eu contact avec le VHB suivi de guérison. L’immunité est acquise et la vaccination inutile. ¨ Si l’antigène HBs, les anticorps anti-HBs et anti-HBc sont absents, le sujet n’a jamais été en contact a priori avec le VHB et doit être vacciné. ¨ Si les anticorps anti-VHC sont présents de façon isolée, il y a indication à une vaccination. |
|  | La détermination du titre des anticorps anti-HBs après vaccination est indispensable dans les groupes à risque élevé et persistant, surtout si coexistent des facteurs de non réponse : professionnels exposés au sang, immunodéprimés, nouveau-nés de mère porteuse de l’antigène HBs, partenaires sexuels de sujets infectés par le VHB. Ce contrôle est à faire 1 à 2 mois après la 3ème injection chez l’adulte, et à 12 mois chez les nouveau-nés. |
Conduite à tenir chez les non-répondeurs ? |
|  | Le pourcentage de non-réponse au vaccin est d’environ 10%. La conduite à tenir dans cette situation n’est pas établie de façon consensuelle. Il est conseillé de refaire un deuxième schéma vaccinal complet, suivi d’un contrôle post-vaccinal. Une réponse sera obtenue environ 1 fois sur 2 après ce deuxième schéma. Il reste donc 5% de non répondeurs pour lesquels il n’y a pas de solution définie à proposer. Il est capital qu’une personne exposée et non répondeuse au vaccin soit avertie de l’absence de protection contre le VHB de façon à pouvoir bénéficier des mesures de protection en cas d’exposition au sang (professionnel de santé en particulier). |
Protection post-exposition : |
|  | Elle s’adresse aux sujets non vaccinés ou non répondeurs à la vaccination exposés à un risque d’infection par le VHB, tels qu’un rapport sexuel ou un accident d’exposition au sang. Dans ce cas, deux injections d’immunoglobulines à un mois d’intervalle sont préconisées. |
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