En cas d’hépatite B préexistante, plusieurs études suggèrent une augmentation de la morbidité et de la mortalité d’une infection par le VHA.
Shanghai, 1988 : 300 000 cas d'hépatites A dont 30 000 chez des porteurs probables du virus de l’hépatite B (VHB). Le taux de mortalité 5,6 fois plus élevé chez les porteurs du VHB Etats-Unis : entre 1983 et 1988, 115 551 cas d'hépatites A, 381 décès (taux de mortalité 0,33 %) dont 27 chez des sujets HBs positifs (taux de mortalité en cas de surinfection par le VHA chez les sujets HBs à 11,7 %, soit 50 fois plus que le risque lié à une infection isolée par le VHA).
Thaïlande : sujets ayant une cirrhose virale B ou C surinfectés par le VHA : 47% d’hépatites fulminantes et 28% de décès.
Cette augmentation de la morbidité ou de la mortalité n’a pas été confirmée chez des patients plus jeunes (de 5 à 33 ans) dans d’autres études. En France, l’équipe de Didier Samuel n’a trouvé aucune sérologie B ou C positive parmi 50 malades hospitalisés pour une hépatite aiguë A (dont 19 avaient un tableau fulminant).
En 1998, une étude italienne a suggéré une augmentation de morbidité et de mortalité liée à la surinfection A chez les sujets anti-VHC positifs: 432 malades anti-VHC positifs suivis pendant 7 ans, 17 hépatites A (39%), 7 fulminantes (41%) dont 6 mortelles. Ces résultats n’ont pas été confirmés par d’autres études.
Il existe peu de données. Celles du CDC (Center for disease control and prevention) suggèrent qu’une infection par le VHA en cas de maladie chronique du foie non due au VHB, multiplie le risque de décès par 23.