Il est maintenant admis que les lésions histologiques longtemps considérées comme associées à une intoxication alcoolique peuvent avoir d’autres causes, en particulier métaboliques (IR). L’évolution, parfois grave, de ces maladies du foie, pseudo-alcooliques, mais non alcooliques, peut être améliorée par une prise en charge spécifique, en particulier diététique. Du fait de la fréquence croissante du surpoids on peut craindre dans l’avenir proche une augmentation du nombre de maladies hépatiques liées à l’IR. Celle ci peut intervenir comme facteur unique, ou comme facteur aggravant une maladie hépatique d’autre cause. Dans les deux cas, le traitement du syndrome métabolique est essentiel, avec en outre un intérêt préventif vis à vis des autres risques, en particulier cardio-vasculaires.
Il est donc capital devant une maladie hépatique pseudo-alcoolique, de ne pas l’imputer à un alcoolisme dissimulé avant d’avoir effectué un bilan étiologique comportant la recherche d’une IR, et de chercher une IR associée, même s’il existe une consommation excessive d’alcool ou une autre cause de maladie hépatique chronique.
Les résultats des traitements médicamenteux obtenus jusqu’à présent doivent être confirmés et les choses devraient évoluer dans les années qui viennent. Par contre, les effets bénéfiques des mesures diététiques associées à l’exercice physique sont d’ores et déjà certains.