La SHNA fait l’objet d’un engouement lié à la fréquence croissante des syndromes métaboliques qui lui sont associés (diabète, surpoids et obésité). Le rapport entre NASH et syndrome métabolique semble bien établi, mais des inconnues persistent. En particulier, la définition des patients à risque de fibrose est encore imprécise. Quoiqu’il en soit, la recherche d’un syndrome dysmétabolique et d’une IR est à intégrer dans le bilan étiologique des hépatopathies chroniques. Les éléments permettant de l’évoquer sont simples : IMC, périmètre abdominal, historique de la prise de poids en cas de surcharge pondérale, mesure de la tension artérielle, dosage de la glycémie et de l’insulinémie si nécessaire. Cette attitude systématique devrait permettre d’éviter des retards au diagnostic et à la prise en charge pouvant conduire à des maladies hépatiques graves, et, en cas de maladie hépatique d’autre origine, de reconnaître la NASH comme cofacteur de l’atteinte hépatique