La transmission du virus de l’hépatite C se fait essentiellement par contact direct entre le sang d’une personne infectée et le sang d’une autre personne. Les situations à risque sont donc essentiellement:
La transfusion de sang, ou de produits dérivés du sang avant 1991. Depuis 1991, l’utilisation systématique des tests de dépistage chez les donneurs de sang a rendu ce risque extrêmement faible. Une transfusion de produits sanguins, ayant eu lieu avant 1991, même unique et même très ancienne constitue un risque possible et justifie un dépistage.
L'usage de drogue surtout par voie intraveineuse, avec échange de seringue, d’aiguille, utilisation d’un matériel de préparation ou de nettoyage commun, mais aussi par « sniff », avec partage de paille qui peut également être une cause de transmission du virus, et justifie le dépistage.
Le risque existe, même si l’utilisation de drogue est ancienne, et n’a eu lieu qu’une seule fois.
Autres modes de transmission :
transmission sexuelle: Bien que le risque de transmission du virus de l’hépatite C par voie sexuelle (hétéro ou homosexuelle) soit très faible, le dépistage est recommandé aux partenaires sexuels des personnes infectées par le virus de l’hépatite C.
transmission familiale : Il en est de même pour leur entourage familial, la transmission du virus pouvant être due par exemple au partage d’objets de toilette tels que rasoir, brosse à dents.
piqures et injections avec un matériel non à usage unique: D’autres situations, telles que tatouages (surtout non professionnel), percing, certains actes utilisant un matériel pouvant être en contact avec le sang (acupuncture, mésothérapie), si ce matériel n’était pas à usage unique .
actes médicaux : Des antécédents de chirurgie, ou d’endoscopie avant 1996 peuvent justifier un dépistage, ou la notion de soins dans des pays à forte prévalence du VHC (Asie du sud est, Afrique, Moyen Orient, Amérique du sud).