On parle beaucoup de surcharge en fer et d’hémochromatose génétique depuis quelques années. Cela résulte de découvertes importantes et assez récente, la première étant en 1996 celle du gène associé à la forme la plus fréquente de l’hémochromatose génétique . Depuis cette date, les connaissances ont évolué rapidement, et on comprend mieux les mécanismes d’apparition des surcharges en fer. Mais malgré ces progrès importants, nous ne comprenons pas encore tous les mécanismes qui contrôlent les mouvements du fer dans l’organisme et ceux qui président à la constitution d’une surcharge en fer. Tout d’abord, il est important de retenir qu’une augmentation du taux de fer dans l’organisme n’est pas synonyme d’hémochromatose. L’hémochromatose génétique est une des causes de surcharge en fer, mais elle n’est pas la seule. En cas de découverte d’une anomalie lors de tests de laboratoire explorant le fer, la situation doit donc être analysée plus précisément avant de porter le diagnostic d’hémochromatose génétique.